Découvert à l’occasion de la Paris Cocktail Week, le
Jefrey’s est, paraît-il l’un, des plus petits bars de la capitale. Situé dans
le quartier de Montorgueil, il se trouve dans la même rue que son illustre
voisin, l’Experimental Cocktail Club. Le bar est tellement discret, qu’en dépit
de la petite enseigne, nous sommes passés devant sans nous en rendre compte. A
l’intérieur, le cadre est cosy, comme si nous entrions dans un club pour
Gentlemen. Proposant des cocktails originaux et des spiritueux fins, le
Jefrey’s se positionne parmi les belles
références parisiennes en la matière.
Le cocktail créé pour la Paris Cocktail Week est le Swing when you’re
winning. Un breuvage à base de Tequila Don Julio Blanco, de Mezcal, de jus de
citron vert, de sirop de piment maison et de cordial de sureau. S’il a beaucoup
d’allure avec sa couleur légèrement rosée et sa fine rondelle de citron vert
délicatement posée à la surface, ce cocktail est avant tout très puissant. Le
goût du sirop au piment ressort un peu trop à mon goût, mais ravira
probablement les amateurs de sensations gustatives intenses.
Le Jefrey's se propose de garder vos bouteilles préférées dans son alcothèque...
Plus généralement, le Jefrey’s propose une carte de cocktails divisée
en deux. Une partie « Leger et délicat » et l’autre « Puissant
et riche » dont les prix se situent entre 10 et 15 euros. Cette double
carte s’accompagne également d’une sélection particulièrement pointue de
spiritueux. En ce qui concerne les whiskys notamment, Guillaume Bisiaux, le
barman, possèderait dans sa cave quelques trésors. D’ailleurs, les habitués
peuvent venir avec leurs précieuses bouteilles et les déposer dans l’alcothèque
du bar afin de les retrouver lors de leurs passages suivants.
©Jefrey’s |
Confortablement installés, quoi qu’un peu à l’étroit tout de même,
dans les hauts fauteuils en cuir rouge du comptoir, mon camarade et moi
regardons Guillaume s’activer à la réalisation de quelques sympathiques
breuvages dont il a le secret. Malgré son professionnalisme dépourvu de
fioritures, il est plutôt affable. Il nous présente son établissement et la
façon dont il travaille. En effet, le côté « mouchoir de poche » de
l’établissement implique une organisation particulière. Il fait seul les
cocktails et une serveuse les apporte aux clients assis au rez-de-chaussée ou
dans la mezzanine. Avec une quinzaine de place en tout, cela change des bars d’hôtels
de luxe où il travaillait avant.
On dit souvent que la taille importe peu lorsque l’on fait preuve de
caractère. Et de caractère, le Jefrey’s n’en manque pas. Le cadre chic et
coloré imaginé par le designer britannique David Draier, auquel vient s’ajouter
une bande son swing et jazzy, nous permettent de passer une charmante soirée.
Guillaume
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